Apprendre à devenir papa. Il fallait y penser. Gilles Vaquier de Labaume a fondé l’Atelier des Futurs Papas, à l’arrivée de ses enfants, pour pallier à un manque, selon lui, de la part des institutions en la matière. Pari gagnant, ses formations sont pleines de semaine en semaine et il collabore principalement avec la CAF.

Un parcours du combattant pour celui qui veut aider les hommes à devenir pères.

 

Quel a été le déclic pour la création de cette formation ?

Le déclic s’est produit dans l’année qui a suivi l’arrivée de ma fille, je me suis rendu compte que je ne faisais pas grand chose, non pas par manque d’envie mais par manque de connaissances, car tout au long du parcours de la grossesse tout est principalement centré sur la maman, c’est elle qui a le ‘savoir’.
J’ai constaté que devenir père était brut, se faisait d’un coup, d’une seconde à l’autre, sans préparation, que c’était bien plus grand que ce que je n’imaginais et qu’il me fallait des connaissances autres que les simples recommandations d’amis ou de la famille. Là, j’ai constaté que rien n’existait pour se préparer à ce grand rôle alors comme je suis formateur de métier en pharmacie, passionné par la petite enfance, j’ai passé un Diplôme d’Etat petite enfance et je me suis spécialisé et entouré afin d’offrir à mes participants un contenu de haute qualité.

Avez-vous eu des difficultés à trouver vos « clients » ? On imagine que certains papas pouvaient être intéressés mais, avez-vous senti un besoin ?

Les premiers clients sont toujours difficiles à trouver mais là, encore plus car c’est un concept très novateur, il fallait s’adresser d’abord à la future maman afin de pourvoir intéresser le futur papa. Il est de tradition que c’est la maman qui gère et avec l’Atelier du futur papa, elles y trouvent un réel intérêt en ayant un conjoint formé, elles sont ainsi rassurées et peuvent compter efficacement sur lui.
Les hommes sont de plus en plus interpelés par cette fonction, ce rôle, cette mission et ils viennent d’eux même de plus en plus nombreux tous les jours, j’en suis étonné car je ne m’attendais pas à un tel succès. Certains pères ne sont pas intéressés et je peux le comprendre car nous, les hommes, nous avons du mal à nous projeter, à imaginer ce que représente cette fonction à très haute responsabilité. Il est difficile de s’imaginer tout ce que rôle va nous demander comme implication, engagements et changements. Certains sont dubitatifs avant de venir à la formation, pensant à juste titre, qu’être père ne se prépare pas et s’apprend sur le tas, sauf que les enfants grandissent très vite et le temps pour l’adulte de maîtriser une période, voilà déjà l’enfant passé à une autre, c’est ainsi que le nouveau parent est toujours en retard. A la fin de journée, ils sont heureux d’avoir partagé avec d’autres futurs papas et d’avoir des outils concrets pour leur nouvelle vie.

Quel est le principe de la formation ? Comment s’articule t-elle ?

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La formation est sur une journée, le samedi, de 9h à 6h15 à Paris 15ème et porte sur la période 0-3 ans avec 6 modules, le tout dans une ambiance pédagogique et conviviale. : Equipements, communication bienveillante, prévention des risques, exercices pratiques (change, soin, bain, hygiène), astuces et conseils.
Il s’agit d’un stage complet pour les aider à devenir des ‘super papas’ et caser ces schémas surannés d’un modèle de père qui n’a plus lieu d’exister dans notre société moderne qui plus est au regard des nombreuses connaissances que l’on a désormais des neurosciences.

Quels sont les caractéristiques des hommes qui viennent à cette formation ?

Les pères d’aujourd’hui ne sont sans aucun doute plus les pères d’hier ! Ce sont des hommes entre 25 et 45 ans, qui sont très impliqués dans leur futur rôle et ils viennent se préparer pour connaître les rudiments de la paternité, les tenants et les aboutissants de la question de la parentalité.
Ils veulent apprendre, anticiper afin de plus participer. Ils ont a cœur de prendre pleinement ce rôle en main, afin de soutenir leur conjointes avec un souci de pleine efficacité. Ils ne veulent plus être les ‘pères fouettards’, qui représente l’autorité et la finance, grâce entre autre à légalité hommes-femmes, les plaques se sont déplacées, ce schéma est désormais terminé.

Quels sont les retours des papas ? Quelles sont vos satisfactions ?

Ils sont tous ravis, libérés du stress de l’inconnu. Je reçois de nombreux messages suite à l’arrivée de leur ‘pépites’ avec des remerciements. Ils me disent qu’ils sont sereins et que grâce à cette sérénité ils profitent au maximum de ces instants magiques, là, est ma plus grande satisfaction avec le fait aussi de voir des salles pleines, ce qui ’était loin d’être le cas au début.
Avez-vous des projets de développement ?
L’Atelier du futur papa vient d’ouvrir en franchise à l’île de la Réunion grâce à Serge Lebon, diplômé d’Etat petite enfance, père de 4 enfants et passionné par la petite enfance. Il aide les futurs papas Réunionnais avec le même savoir-faire et les mêmes conditions qu’à Paris.
D’autres franchises sont en cours d’ouverture, je recherche à l’heure actuelle des candidats sur toute la France.

 

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