Le Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), l’Université Paris Diderot, et l’Université Sorbonne Paris Cité (USPC), avec le soutien du Ministère français de l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et de la recherche, invitaient les chercheurs, les professeurs, les administrateurs, les politiques – makers, les praticiens et les étudiants à Paris, du 12 au 14 Septembre derniers à échanger sur l’égalité des sexes dans l’enseignement supérieur, lors de cette 9e Conférence européenne.

(c) Solvay.fr

Neuvième oui déjà. Et la France était choisie pour accueillir ce panel de scientifiques et d’institutions sur un thème très en vogue de fait et par nécessité. Microcosme et macrocosme.

Sciences et chiffres, mauvais mélange ?

Les chiffres issus des études menées sur le sujet sont accablants. En Europe, de nos jours, seules 20% des chercheurs en entreprise sont des femmes, et 11% d’entre elles sont employées en contrat à durée déterminée, quand les hommes le sont à 8%. Elles sont encore plus rares sur les podiums des grand prix scientifiques. Situation pathétique mais pas éternelle.

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Les Conférences européennes sur l’égalité des sexes dans l’enseignement supérieur ont, depuis 1998, régulièrement réuni des centaines d’acteurs d’égalité des sexes de l’Europe et au-delà. Les conférences offrent un forum international pour discuter et partager les résultats de la recherche sur les changements et les défis liés au genre dans le milieu universitaire, la promotion de l’égalité entre les sexes et les interventions dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

La société a tout à gagner à explorer les raisons de ces inégalités.

La recherche sur le genre, y compris la recherche sur les femmes dans le milieu universitaire en particulier, s’est bien développée en France et a considérablement augmenté ces dix dernières années. La France a également mis en action depuis 2012 un mécanisme législatif et réglementaire important, visant à assurer l’égalité effective entre les femmes et les hommes dans tous les secteurs de la société et dans l’enseignement supérieur et de la recherche en particulier. Ses institutions, ainsi que ses associations et entreprises, sont impliqués dans de nombreuses actions, et des partenaires dans différents réseaux européens.

Najat Vallaud Belkacem, ministre de conclure cette conférence en soulignant que « ces études sont indispensables pour ne pas mener des politiques publiques à l’aveugle ». Trois femmes talentueuses ont été récompensées du Prix Irène Joliot-Curie, destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France, dans des catégories explicites.

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Najat Vallaud_Belkacem et les lauréates (c) Solvay.fr

Sylvaine Neveu, Prix « Femme recherche et entreprise »

Françoise Briquel-Chatonnet, Prix de la « Femme scientifique de l’année »

Nathalie Carrasco, Prix de la « Jeune Femme scientifique »

 

@capbertrand

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