Créé en 2012 par le Groupe Estée Lauder France à l’occasion des 20 ans du Ruban Rose
en hommage à Evelyn H. Lauder, à l’origine d’Octobre Rose, le concours photo contribue à
mobiliser le grand public en faveur de la campagne de sensibilisation au dépistage
précoce du cancer du sein et à soutenir les actions de l’association Le Cancer du Sein,
Parlons-en !.
Seul concours d’envergure nationale sur le sujet, il rencontre chaque année un plus
grand succès et il est devenu au fil des années un véritable engagement solidaire,
artistique et humain autour du cancer du sein qui touche 1 femme sur 8.

Rencontre avec Sandra Beauchard, responsable du concours, historienne de l’art et artiste.

Lancement Octobre Rose à la Tour Eiffel

Quelle est la naissance du concours ?

Henk van der Mark, alors président d’Estée Lauder France , est vraiment l’initiateur de ce concours créé en 2012. C’était une manière originale de soutenir l’association Le Cancer du Sein, Parlons-et de supporter  la lutte contre le cancer du sein bien-sûr, mais Henk van der Mark souhaitait aussi rendre hommage à Madame Evelyn H. Lauder, décédée fin 2011. Elle faisait de la photographie en amateur et vendait régulièrement ses clichés au profit de la recherche contre le cancer, pour laquelle elle a créé aux Etats-Unis dès 1993 une fondation – The Breast Cancer Research Foundation -après la co-création avec Alexandra Penney de Self Magazine du Ruban Rose, devenu aujourd’hui symbole mondiale de la lutte contre le cancer du sein. Tout est parti du constat qu’elle a fait en 1992, elle-même touchée par la maladie, qu’aucune information ciblée n’était disponible pour les femmes.

A quel moment êtes-vous arrivée dans cette aventure ?

En 2000, alors rattachée à une agence multimédia, j’ai répondu à un appel d’offre pour construire le premier site de l’association Le  Cancer du Sein, Parlons-en !, dont les membres fondateurs sont Estée Lauder France et le magazine Marie-Claire. J’ai quitté cette agence, mais continue depuis à accompagner l’Association pour toute sa communication online, avec aussi des actions spécifiques comme la mise en place des appels à projet pour les Prix Ruban Rose destinés à la recherche. En 2012, j’ai mis en place le site et l’appel à candidatures pour le concours et depuis 2013, je m’occupe de la direction artistique. Jusqu’au superbe thème de cette année, « S’aimer ». Le concours est un écrin qui existe aussi en dehors de la campagne d’Octobre. Il est le moyen d’échanges et a permis de lever des tabous sur l’image de la femme atteinte dans sa féminité. Depuis sa création, il a d’ailleurs fait des émules. D’autres concours ou expositions ont étaient mis en place, souvent par d’anciens participants. Grâce au concours, certaines femmes décident même de prendre un photographe professionnel pour illustrer leur chemin. Elles ont des motivations différentes mais ce qui en ressort c’est que ce concours agit comme une thérapie. Et nous avons reçu de sublimes retours. Ce thème est assez large, en fait. L’affiche est à l’image de cette force et de ce qui transparaît dans la démarche de ces femmes face à la maladie.

Lancement Octobre Rose Tour Montparnasse à Paris
Lancement Octobre Rose Tour Montparnasse à Paris

Quelle est la signification du thème s’aimer, dans ce cas ?

Je dirais que c’est la capacité de regarder notre « vie magnifique », telle qu’elle est. Malgré les épreuves. S’aimer n’est pas poster un selfie avec un filtre qui nous rend joyeux. C’est être soi, regarder sa vie, se détacher de la perfection instituée par la société. S’aimer est une véritable exigence, celle de se regarder avec bienveillance.

La maladie sublimée par la photographie aiderait-elle à s’aimer ?

Pas forcément. Je suis très touchée de lire des messages adressés à l’Association dans lesquels les femmes confessent qu’elles ne pensaient pas avoir ce courage, que cela leur a donné du courage. Je sais que ça peut paraître un peu « bateau » de dire cela. D’autres témoignages sont d’une humeur inverse, plus sombres. Globalement, le concours encourage et c’est là sa vocation première. On peut être malade, gagner la victoire ou continuer à mener un combat difficile et être fière de ce que l’on est. Surtout lorsque cette fierté est motivée par une grande marque de cosmétiques respectée comme Estée Lauder. Au départ, l’image de la marque et la maladie n’étaient pas évidentes à associer pour tous. Pour moi cela l’était, mais je peux tout à fait le comprendre. En ce sens, les discussions autour des photographies sont très intéressantes. Je constate l’évolution de mon regard et de celui des autres, ainsi que nos échanges. Je trouve l’initiative d’Estée Lauder, qui renvoie souvent à un environnement glamour, peut-être un peu « lisse », très courageuse à cet égard. Les femmes sont la force de ce concours. Avant tout. C’est une fierté et un engagement très fort. Une des particularités du concours, à laquelle je tiens, est de réunir aussi bien les photographes amateurs que les photographes professionnels. Nous avons la chance d’avoir la confiance de Jane Evelyn Atwood, grande photographe, à nos côtés depuis le début, ainsi qu’un jury très engagé (Alain Génestar de Polka, Marielle Fournier de Téva, Ariane Goldet de Marie Claire pour ne citer qu’eux).

En 2016, nous fêtons nos cinq années de belles histoires. Jean-Christophe Jourde, nouveau Président d’Estée Lauder France a apporté sa marque au concours, avec la volonté de développer sa visibilité grâce à des expositions simultanées dans différentes villes. Nous serons présents dans six villes cette année !  Anne Hidalgo, Maire de Paris, dit en parlant de l’exposition en place depuis le 26 septembre  sur les grilles du square Saint-Jacques d’ « une expérience artistique et éthique unique ». Nous espérons exposer encore davantage par la suite et pourquoi pas éditer un livre, avec un nouveau regard en incluant des photos qui n’ont pas été retenues dans les éditions précédentes. 40 finalistes c’est très peu en fait ! La force de ce concours est d’allier photographies et histoires de vie racontées. Les gens mettent une grande partie de leur vie dans ces photos ; nous en sommes bien conscients et il nous est parfois presque cruel de rejeter une photo.

 

@capbertrand

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Campagne 2016

 

Retrouvez l’exposition photo des finalistes cette année, un peu partout en France :

– Paris : du 26 septembre au 16 octobre, autour du Square de la Tour Saint-Jacques, avec le soutien de la Mairie de Paris.

– Toulouse : du 30 septembre au 7 octobre, esplanade François Mitterrand, avec le soutien de la Mairie de Toulouse.

– Bordeaux : du 1er au 17 octobre, enceinte de l’Hôtel de Ville (Palais Rohan), avec le soutien de la Mairie de Bordeaux et de l’institut Bergonié.

– Lille : du 5 au 16 octobre, Maison Folie Wazemmes, en partenariat avec la direction des solidarités et de la santé et la Maison Folie Wazemmes, Ville de Lille.

– Le Mans : les 1er et 2 octobre à l’occasion de la course des Demoiselles du Bugatti, partenaire de l’Association

– Strasbourg : le 6 et 7 octobre à l’occasion de la course La Strasbourgeoise partenaire de l’Association, avec le soutien de la Mairie de Strasbourg et de l’Institut Lilly, partenaire de l’Association

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