Plus jeune candidate aux élections législatives de 2017 pour ‎La République En Marche, Marie Lebec sera peut être aussi la plus jeune députée de l’Assemblée Nationale dans quelques jours. Une entrée historique pour cette ancienne de Sciences Po Bordeaux qui est propulsée sur le devant de la scène, l’occasion pour nous de lui poser les questions qui nous taraudent.

©Stékyndt

Vous vous êtes engagée dans un « non parti », alors que vous connaissiez les rouages d’un parti politique classique. Quel a été lé déclic pour vouloir changer ?

Effectivement, j’ai longtemps milité chez Les Républicains (UMP à l’époque). J’ai adhéré au parti en 2007 car la personnalité et le dynamisme de Nicolas SARKOZY m’ont beaucoup plus. Après la défaite de 2012, j’ai été déçue de voir que le parti s’enfonçait dans des querelles internes au lieu de profiter de ne pas être en responsabilité pour proposer un vrai projet de long terme pour la France. J’ai vu le travail et l’engagement d’Emmanuel MACRON lorsqu’il était ministre. J’ai également été séduite par la proposition de la Grande Marche qui était innovante tant sur le fond que sur la forme. J’ai vu la dynamique et la bienveillance qui entouraient notre démarche ce qui m’a poussé à m’investir davantage.

Quelles sont vos attentes au regard de cette nouvelle conception de la vie politique, apportée par l’élection d’Emmanuel Macron ?

Au même titre que tous les électeurs, j’ai des attentes très fortes et je souhaite que nous arrivions à transformer le pays et surtout à convaincre les français que cette transformation ne représente pas une menace mais une réelle opportunité. Plus concrètement, je souhaite participer activement au texte sur la moralisation de la vie politique. Il est nécessaire de rappeler que servir la France est un engagement et une fierté. En tant qu’élu, il faut être irréprochable.

Je souhaite également participer à tous les débats qui porteront sur la libéralisation du travail. Il ne s’agit pas de briser les protections qui couvrent les salariés mais de tout mettre en oeuvre pour inciter et donner l’envie aux entreprises et entrepreneurs de créer de l’emploi en France.

L’engagement en terme de parité est au centre du programme d’En Marche. Vous êtes une femme, de 26 ans. Est-ce une problématique que vous avez vous-même constaté ? Ou est-ce que le fait d’être une femme n’est pas un sujet pour vous ?

Il y a effectivement un rapport différent Homme-femme à l’Assemblée nationale, cependant, sur le sujet de la parité, je souhaite avant tout que les femmes s’emparent de ce sujet et face de leur féminité un atout. Elles peuvent et doivent prendre la place qui est la leur.

Je ne considère pas qu’il y ait de plafond de verre en politique dans le sens ou le fait d’être une femme n’entre pas en compte dans mon jugement/analyse lorsque je prends une décision. Je comprends les mesures de « discrimination positive » mais je n’y adhère pas. Si je suis élue, je souhaite être un exemple pour les femmes de ma génération ou plus jeune, pour leur montrer qu’il n’y a pas de freins pour les femmes et que tout est possible.

Quelles sont vos priorités d’action dans les prochains mois avec En Marche, si vous êtes élue, et même si ce n’est pas le cas ?

En tant qu’élue, je veux participer activement au projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Par ailleurs, je souhaite continuer à m’investir aux cotés des comités locaux En Marche qui seront des relais citoyens sur le territoire, enfin je veux rencontrer l’ensemble des acteurs de la société civile, de la vie économique et des institutions pour qu’ils me fassent part de leurs enjeux et des solutions qu’ils ont envisagées. Si je ne suis pas élue, je continuerai de m’investir localement mais je retrouverai également mes fonctions dans l’entreprise pour laquelle je travaille.

Et si vous étiez présidente un jour ? Y pensez-vous ?

Le chemin me semble encore long à parcourir, cependant, il faut avoir de l’ambition et se fixer des objectifs irréalisables pour avancer. Je ne pensais pas avoir la chance d’être investie à 26 ans, et pourtant la CNI a bien voulu m’accorder sa confiance.

Je connais le poids des responsabilités qui me sont confiées et si un jour d’autres responsabilités m’étaient proposées j’agirai avec la volonté d’être à la hauteur des espoirs que l’on a mis en moi.

 

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