Je ne veux pas que les gens baissent les bras par manque de confiance en eux, à cause de ceux qui les découragent.

Ce sont les paroles d’une petite fille de 9 ans qui porte le prénom de Milla. Milla Bizotto pour mille d’entre elles qu’elle représente.

Milla est scolarisée dans l’Etat de Floride aux Etats-Unis et déjà à son âge, se retrouve victime de harcèlement par ce qu’ils appellent là-bas les Bullies. Les brutes de cours de récré. Alors pour leur résister, Milla, parce qu’elle n’est pas une « faible petite fille » et qu’elle tient à le prouver, va s’entraîner dur avec sa grand-mère et son père. Celui-ci confesse d’ailleurs que :

 Le harcèlement qu’elle a subi n’a pas eu de conséquences dramatiques parce qu’elle a compris qu’elle était capable de se défendre.

Une phrase que beaucoup de jeunes filles et de femmes devraient retenir pour enfin prendre conscience que cela est possible au XXIème siècle. Les choses ont bel et bien changé.

Sa méthode : terminer le Battlefrog. Un triathlon comprenant une épreuve de course, une de nage et une de saut d’obstacle. Pour y parvenir, un entraînement digne des Navy Seals, les Marines américains. Elle se forge un corps d’athlète et un mental d’acier. Résultat : elle termine l’épreuve en se classant première de la catégorie des filles âgées de 15 à 19 ans. Pour une épreuve qui dure presque une journée, elle se sera entraînée le temps d’une grossesse.

Son but a la forme d’une « mission » :
« Je veux être un leader dans ma communauté. Je veux inspirer les futures générations. Je serai le changement. »

Elle a grandi vite. Et sans aller jusqu’à s’entraîner comme elle, se dire qu’il faut un peu de courage et de sport – comme le krav maga, par exemple, une technique de self défense développée par l’armée israélienne – vous obligera peut-être, jeunes filles, à grandir plus vite mais vous ne vous laisserez plus surprendre par le danger que représente une partie de la gente masculine arrivées à l’âge adulte.

« On me donnait des surnoms et l’on disait que je ne savais jouer à aucun jeu. Certains me traitaient de tous les noms et disaient que je n’avais pas le niveau. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. » On comprend alors mieux ce qui est à l’initiative de tout cela. L’important c’est que « nous sommes tous faits de formes et de tailles différentes et nous devons aimer nos corps. » Voilà le message qu’elle veut faire passer. Elle veut inspirer les enfants pour qu’ils mangent sainement, n’aient pas peur de sortir jouer dehors et ne passent plus leurs journées devant les jeux vidéos.

 

 

Aujourd’hui, elle n’est plus ennuyée.
Elle s’est forgée une mentalité pour le reste de sa vie : « Je n’aime pas ce qui rend les choses faciles. Je veux me sentir à l’aise avec ce qui est inconfortable. » Quoi de plus positif comme mode d’apprentissage.

Les filles doivent pouvoir grandir en se sentant autant en sécurité que les garçons. Il est grand temps de les sensibiliser au problème du harcèlement et de l’agression. Et même si ceux-ci ont peur et ne savent pas toujours se défendre, force est de constater qu’ils subissent moins que leurs petites camarades, les attaques en tous genres et à tous âges.

Milla deviendra peut-être une mascotte pour toutes les jeunes filles du monde entier.
Elle l’est aujourd’hui pour notre magazine qui vient de proposer avec la collaboration de celui qui a introduit le krav maga féminin en France, un projet de loi visant à proposer l’enseignement de cette technique aux jeunes filles dès l’âge de Milla Bizotto, afin de mieux les préparer à la réalité de la vie.

 

@denisbertrand

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