Initiée par le secrétariat d’Etat chargé des Droits des femmes et 100 000 entrepreneurs, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, le ministère de l’Agriculture, l’APCE, Les Pionnières, France Active et PEPITE, la Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin a été organisée dans toute la France, le mois dernier. 100 000 entrepreneurs organisait également un Forum d’ouverture de la Semaine avec des binômes d’entrepreneures et intrapreneures BNP Paribas en présence de Laurence Rossignol.

Retour de deux participantes et impressions.

Florence Servan-Schreiber, auteure de la Fabrique à Kif est intervenu au forum d’ouverture

Quel est votre parcours jusqu’à l’entrepreneuriat ? Vocation ou fruit du hasard ? 

Las deux, probablement. La transmission est ma vocation, donc une école de formation et un organisme de conseil  que je préside aujourd’hui répondent à mes aspirations. Mais deux coups de pied aux fesses m’y ont précipitée :

– une perte d’emploi

– le décès de mon cousin dont j’ai décidé de reprendre l’entreprise qu’il avait créée.

Quelle est votre impression après votre intervention ? 

J’ai été touchée par l’attention des personnes présentes. Je pensais parler à des étudiantes alors que l’assemblée était plutôt mure. C’est normal. Les questions sur soi interviennent plus tard dans notre vie. Lorsque nous commençons à avoir un peu de recul.

Quels ont été les échanges ?

J’ai reçu à la suite de la présentation beaucoup de témoignages personnels assortis de questions ou d’envie d’aller plus loin ensemble. Je suis toujours frappée à quel point nos préoccupations se ressemblent.

Quelle est votre vision de la réussite au féminin ? Celle que vous souhaitez transmettre.

La réussite tout court, en fait. Je n’aime pas sexuer l’idée de reconnaissance ou de succès. Le besoin d’épanouissement et de concrétisation économique existe pour nous tous et toutes. Cependant, je suis la première à ne pas laisser mes consoeurs se faire marcher sur les pieds. C’est la rançon de l’expérience. Si on peut évier à d’autres de ne pas trop se brider et les inciter à déployer leurs ailes, il faut le faire. Les femmes forment une chaîne de transmission depuis la nuit des temps sur tous les sujets. Ne nous arrêtons donc pas de le faire à la porte de l’entrepreneuriat. Nous saurons élever nos entreprises aussi bien que nos enfants, avec conviction, amour et imperfection.

 

Ketleen Louis-Jean, porteuse du projet Curly Vanity, une trousse d’accessoires pour prendre soin des cheveux ondulés et crépus, est intervenu au lycée de Pantin devant une classe de Terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion).

 

 

Quel est votre parcours jusqu’à l’entrepreneuriat ? Vocation ou fruit du hasard ? 

Après avoir longuement hésité pour mon orientation professionnelle, je peux affirmer aujourd’hui avoir trouvé ma voix. Après un bac littéraire, j’ai décidé de poursuivre des études généralistes pour me laisser le temps de la réflexion. Ma licence de lettres modernes en poche, je me suis alors tournée vers la communication digitale. Pendant mon stage de Master 1 au sein du pôle de compétitivité Cap Digital, j’ai eu la chance d’organiser l’événement « How I met my startup » rencontre entre les entreprises innovantes et les jeunes diplômés/étudiants. Cette expérience m’a permis de me familiariser avec l’univers des startups et d’assoir mon envie de créer à mon tour une entreprise.

Quel est votre impression après votre intervention ? 

Je garde un bon souvenir de cette intervention. Les élèves sont curieux et pour certains l’envie entreprendre est déjà présente dans leur esprit, ce qui est super. Cet échange m’a également appris dans le sens où ces élèves n’ont pas hésité à me conseiller sur mon produit et la façon de l’améliorer.

Quels ont été les échanges en classe ? 

L’intervention était en binôme, ce qui a été un vrai plus car je n’en avais jamais fait. Avec mon binôme, nous avons tour à tout présenté nos parcours et notre vision de l’entreprenariat. S’en est suivi un temps de questions-réponses avec les élèves. Ceux-ci avaient étudié en amont nos différents parcours et projet du coup les questions étaient très pertinentes.

Quelles est votre vision de la réussite au féminin ? Celle que vous souhaitez transmettre.

Je ne pense pas qu’il y ait « une réussite au féminin » mais plusieurs en fonction des ambitions de chaque femme. Pour ma part, mes critères de réussite sont mon bonheur et celui de mes proches. Voir Curly Vanity se développer et prospérer en fait également partie.

 

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